On nous parle de progrès, d’algorithmes capables de penser à notre place, de machines qui imitent l’âme jusqu’à la confusion. Mais derrière l’éclat froid des écrans, je sens un vieux froid remonter : celui des cœurs qui se ferment et des murs qui se dressent. Le monde semble se durcir, les voix de la colère s’élèvent plus fort que celles de la raison, et le mot « liberté » s’étiole chaque jour un peu plus sous la pression d’une autorité qui ne dit pas son nom.
J’ai peur que, dans cette course à la performance et à l’ordre, nous oublions ce qui nous rend fragiles, et donc humains. J’ai peur que demain soit un monde de calculs parfaits, mais sans aucun souffle.
Sommes-nous en train de bâtir un futur, ou simplement de paver la route de nos propres silences ?
Timéo, 15 ans