On nous parle de progrès, d’algorithmes capables de penser à notre place, de machines qui imitent l’âme jusqu’à la confusion. Mais derrière l’éclat froid des écrans, je sens un vieux froid remonter : celui des cœurs qui se ferment et des murs qui se dressent. Le monde semble se durcir, les voix de la colère s’élèvent plus fort que celles de la raison, et le mot « liberté » s’étiole chaque jour un peu plus sous la pression d’une autorité qui ne dit pas son nom.
J’ai peur que, dans cette course à la performance et à l’ordre, nous oublions ce qui nous rend fragiles, et donc humains. J’ai peur que demain soit un monde de calculs parfaits, mais sans aucun souffle.
Sommes-nous en train de bâtir un futur, ou simplement de paver la route de nos propres silences ?
Timéo, 15 ans
Timeo,
Merci pour ce texte écrit déjà à l’aube de temps peu recommandables et qui témoigne de ta maturité. C’est fort de pouvoir poser ces jalons en mots, c’est comme résister et rassembler. Les mots précèdent la pensée et elle s’élabore, elle s’éclaire et se partage. Encore merci.
Nathalie
Quelle lucidité Timéo, bravo pour tes mots.
Il nous reste à ne pas avoir peur de demain mais plutôt de nous affranchir aujourd’hui des rouleaux compresseurs sociétaux qui s’imposent à nous. La liberté en ligne de mire. Ensemble.
Pensée profonde d’un adolescent que je connais bien!! Une réflexion intéressante sur le futur que l’on souhaite construire avec ces enfants.
Merci Timéo
Bravo Timeo. Tu penses bien et on aimerait que beaucoup d’adultes pensent comme toi. Quand certains proclament leur manque de confiance dans la jeunesse, vieux barbons, lisez Timeo !
D.N.